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Inside digiSchool, la French Tech du savoir

Il y a 9 ans, l’étudiant Thierry Debarnot créait un site pour partager ses cours. Aujourd’hui, digiSchool (ex MediaEtudiant), à la fois média de l’actualité éducative et centre de ressources pédagogiques pour les jeunes , compte 3.5 M de membres, autant de VU/mois et touche 1 lycéen et un étudiant sur 2.

La startup lyonnaise est devenue l’acteur majeur du secteur en France. Après une levée de 3M € en juin dernier, digiSchool a accentué son  déploiement international, développe une offre autour des MOOCs, va lancer prochainement une plateforme collaborative mondiale, digiSchool.com et ses ingénieurs préparent une nouvelle génération d’apprentissage personnalisé, le projet Arkadium. Autant dire que la société mérite les prix de l’innovation qu’elle reçoit comme récemment l’IMC Award.

Rencontre au siège lyonnais de digiSchool avec ses deux co-fondateurs, Anthonny Kuntz et Thierry Debarnot:

Bertrand Lenotre : Bonjour Thierry DEBARNOT,

Thierry DEBARNOT : Bonjour Bertrand,

Bertrand Lenotre : Ca a pas mal changé quand même depuis le début, ça s’appelait média étudiant, c’est devenu digiSchool, il y a eu énormément de choses qui se sont passées,

Thierry DEBARNOT : Oui, oui, on a beaucoup évolué, c’est vrai que ça part d’une initiative que moi j’avais eu il y a quasi 10 ans, d’ailleurs il faudra qu’on fasse une grosse fête,

Bertrand Lenotre : ça serai bien oui,

Thierry DEBARNOT : que j’avais eu quand j’étais étudiant, tout seul, de partager mes documents en ligne, à l’époque étudiant en commerce, j’avais appelé ça marketing étudiant et oui, depuis 8 ans ça a beaucoup évolué et aujourd’hui, on se développe énormément autour de digiSchool, maintenant une seule marque, on avait pleins de marques différentes, on avait bac-es.net, on avait marketing-étudiant.fr et les gens ne s’y retrouvaient pas, après on a essayé de fédérer sous média-étudiants mais c’était une marque qui ne marchait pas bien en BtoC.

Anthony KUNTZ : Il y a environ un an et demi on a fait une sorte de fusion acquisition, avec le projet de redévelopper le projet d’entreprise autour de la marque digiSchool.

Thierry DEBARNOT : donc maintenant on a des services digiSchool bac ES, digiSchool marketing, digiSchool documents qui se déclinent vraiment tous autour de digiSchool et sur le web, sur smartphone et sur tablettes.

Anthony KUNTZ : on a lancé des applications qui ont été téléchargées des centaines de milliers de fois et ce dès le collège.

Thierry DEBARNOT : Il y a plusieurs sources de contenus, à date, on a un peu plus de 300 000 contenus pédagogiques, la première source c’est la communauté et donc chacun peut participer et envoyer ces contenus, comme ce qui est fait sur YouTube et Wikipédia, ça représente une bonne partie des contenus, 80 % des contenus mais juste 5% des contenus qualitatifs, donc là notre job c’est de trouver les meilleurs contenus et de les mettre en avant, le deuxième type de source de contenu c’est interne, nos journalistes, on est une équipe de 4 journalistes qui suivent l’actualité étudiante, les initiatives qu’il peut y avoir autour des jeunes et puis la troisième source, c’est là où on investit beaucoup aujourd’hui, ce sont les profs , donc on a recruté une responsable pédagogique qui anime un réseau de 50, 100 profs dans différentes thématiques, différentes matières, de la primaire jusqu’au premier emploi.

Anthony KUNTZ : On a voulu valider une étude qu’on a reçu récemment qui disait qu’en gros le principal sujet de préoccupation principal des jeunes et bien c’était l’éducation bizarrement, donc c’était pas forcément les news people ou je ne sais quoi, on a vu que 78% de nos communautés utilisaient le web ou le mobile pour chercher des recherches pédagogiques, donc ce qui est quelque chose de très fort.

Thierry DEBARNOT : On facilite l’accès à l’éducation en France en faisant nos propres contenus, on s’est dit qu’à l’international on allait faire la même chose, mais en rassemblant tous les contenus éducatifs qui existent dans le monde, qu’ils soient un mixe entre un spotify de l’éducation et un tripadvisor de l’éducation. Différents types de contenus, ça pourra être des vidéos, des fiches de cours, des quizz, des moocs, des applis, peut importe et après on compte sur la communauté comme on l’a fait en France pour se développer, pour ajouter tout un tas de contenus supplémentaires, par contre, on gardera la main dessus, c’est-à-dire que ce seront nos experts digiSchool qui valideront, ou pas, les contenus qui seront proposés sur digiSchool.com.

Le point d’ancrage de digiSchool c’est de fournir des contenus éducatifs de qualité gratuitement, alors qu’ailleurs, avant, on les trouvait payants. Il y a un exemple très concret, c’est les ventes d’annales du bac et du brevet sur l’année 2013 qui ont fortement chutées et elles ont chutées parce que les jeunes savent qu’ils peuvent avoir toutes les annales du bac et du brevet sur leur smartphone ou sur des sites web.

Anthony KUNTZ : L’argent, on le gagne auprès de nos clients, qui sont de grandes écoles, des organismes de formation, des écoles de commerces, des écoles d’ingénieurs qui cherchent à recruter les bons candidats et pour ça, grâce à un modèle gratuit, on va fédérer une grosse audience et de là, on sera capable de revendre cette audience à ces institutions.

Thierry DEBARNOT : là, on a décidé d’accélérer, parce que c’est maintenant, aux Etats-Unis, c’était déjà l’année dernière avec  Coursera et EDX et maintenant en Europe, on pense qu’il faut qu’il y ait un acteur qui puisse fédérer tout un tas d’initiatives et on espère que ce soit digiSchool.

Anthony KUNTZ : On a levé 3 millions d’euros récemment, c’était il y a à peu près 6 mois, pour accélérer, pour développer plus rapidement nos services, nos applications.

Thierry DEBARNOT : On lance une offre qui s’appelle mooc-starter qui va permettre, en BtoC aux jeunes de demander la création des mooc, qu’ils ont envie d’avoir avec tout un système comme kitstarter où les jeunes pourront voter pour les moocs les plus populaires et puis on produira nous-même, digiSchool, les moocs les plus populaires et un côté BtoB où on va proposer ce produit mooc-starter aux écoles pour qu’elles puissent recruter d’une nouvelle façon, d’une nouvelle manière et puis après sur la technologie, on a 14 ingénieurs qui bossent en permanence sur notre nouvelle technologie, qui s’appelle Arkadium, qui va permettre d’adresser un contenu éducatif sur l’ensemble des supports et sur l’ensemble des devices et puis le troisième niveau de Arkadium ça sera l’adaptiv Learning, c’est-à-dire adapter les contenus pédagogiques en ligne grâce au big data et pouvoir les refaire, les améliorer par rapport, si beaucoup de jeunes ont faux à une question, on va refaire la question pour qu’ils fassent juste ou on va leur donner les contenus pour qu’ils fassent juste.

Bertrand Lenotre : Donc les jeunes sont avec vous, autant qu’avec Facebook, ça c’est plutôt une bonne nouvelle ?

Anthony KUNTZ : Voilà.

 

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