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Inside Rue du Commerce

Fondé en 1999, Rue du Commerce est l’un des pionniers du e-commerce en France. En 2012, le géant français est racheté par le groupe Altarea-Cogedim. Peu après, Albert Malaquin en devient le PDG. Ce rachat a eu pour but de réunir le monde physique et celui du digital. Depuis, en plus d’être un site marchand, Rue du Commerce est aussi « un centre commercial digital », une place de marché pour 750 partenaires.

A la création, les fondateurs, Gauthier Picquart et Patrick Jacquemin se sont en partie inspirés d’Ebay puis d’Amazon. L’équipe se compose alors de 5 personnes. Aujourd’hui,  l’entreprise compte 350 salariés, repartis au siège de Saint-Ouen en région parisienne, à Saint-Quentin Fallavier, près de Lyon pour la logistique ainsi qu’à Aix-en-Provence.

Aujourd’hui, Rue du Commerce est le 7e site de e-commerce en France, mais son PDG, Albert Malaquin, arrivé en janvier 2013, ambitionne d’intégrer très rapidement le top 5 . INSIDE ! @rueducommerce

INSIDE – RUE DU COMMERCE – (5,12 mn)

Jennyfer Aizenman : Bonjour Albert Malaquin

Albert Malaquin : Bonjour Jennyfer

Jennyfer Aizenman : Alors, est-ce que l’on peut dire que Rue du Commerce, c’est un peu l’un des  vétérans de la vente en ligne.

Albert Malaquin : Ah, c’est un site qui est à l’origine de la vente en ligne vous avez raison, créé en 1999, on fête ses 15 ans aujourd’hui de e-commerce en France.

Jennyfer Aizenman : Alors au départ, Rue du Commerce, c’est 5 personnes, aujourd’hui, combien vous êtes ?

Albert Malaquin : Aujourd’hui nous sommes 350 personnes, répartis sur 3 sites, le premier à St Ouen où l’on se trouve ici, au cœur Département Marketing et puis 2 autres sites, 1 à St Quentin Falavier, dans la région lyonnaise et un à Aix en Provence. A Lyon, c’est notre base logistique et l’ensemble des retours de nos produits au service après-vente donc on a, à la fois, l’ensemble des stocks de nos produits, donc 15 000 références de produits que nous achetons, et également 25 personnes qui gèrent  les envois et les retours de ces produits.

Rue du Commerce c’est aussi, un trafic, c’est-à-dire un nombre de visiteurs uniques à hauteur de 5,5 millions par mois, ce qui le positionne en tant que 7ème site français le plus visité sur le territoire.

Jennyfer Aizenman : Alors ici, nous avons changé de lieux, on est dans un endroit beaucoup plus coloré, on est où ?

Albert Malaquin : Bienvenue au Café du Commerce, on est effectivement dans le lieu de restauration et de partage des collaborateurs, dans un lieu où ils peuvent se restaurer et échanger un moment convivial.

Jennyfer Aizenman : Comment ça s’est passé le rachat par ALTAREA/COGEDIM ?

Albert Malaquin : La stratégie de ce rachat était évidemment de rapprocher l’univers des boutiques physiques avec l’univers du commerce digital, pour créer un ensemble qui répondra vraisemblablement demain aux attitudes des consommateurs, sur leurs habitudes de cross-canal ou de shopping cross-canal.

Jennyfer Aizenman : Votre objectif, c’est de rentrer dans le top 5 des sites marchands en France,

Albert Malaquin : Exactement.

Jennyfer Aizenman : Ça passe par de nouvelles acquisitions ?

Albert Malaquin : Ce n’est pas forcément, ça passe par un travail régulier de conquêtes de parts de marché, d’aller chercher de nouveaux clients, d’aller ouvrir de nouveaux univers. L’idée à partir de notre ADN de produits techniques, c’est de faire évoluer Rue du Commerce  dans l’univers marchand qui est plus tourné vers l’équipement de la maison. Quant aux grands projets de positionnement de produits, on va faire une percée, puisqu’on a ouvert notre boutique d’objets connectés et ces objets connectés ont pour vocation là encore, à élargir la palette d’offres dans le secteur du sport, de la santé, de la maison, de la sécurité de la maison, voilà, c’est notre nouvelle boutique d’objets connectés.

Jennyfer Aizenman : Alors vous, ça fait un an que vous êtes à cette place de Président.

Albert Malaquin : Effectivement j’ai pris la Direction, la Présidence et la Direction Générale de cette entreprise début 2013, c’était à la suite du départ des fondateurs qui ont souhaités prendre du recul après 14 ans de bons et loyaux services, je viens moi-même du monde du commerce mais dans le milieu physique et l’idée de cette passerelle entre le monde physique et le monde digital c’était bien le symbole de ce qui se passe aujourd’hui dans le monde de nos consommations, c’est-à-dire que nos clients sont cross-canal.

Jennyfer Aizenman : Est-ce que vos méthodes de management ont changé depuis votre arrivée dans le web ?

Albert Malaquin : Elles évoluent forcément, on est, je viens d’un univers immobilier ou l’on a du temps devant soi, je suis arrivé dans un monde où les décisions se prennent à la seconde, où l’on doit tous les jours prendre des décisions, on a un laps de temps très court pour réagir et c’est la magie du web et ça veut dire que j’ai organisé l’entreprise quasiment sans hiérarchie, je demande à l’ensemble de mes collaborateurs de me produire des idées, après on fait le tri, mais que chacun puisse s’exprimer, est la place pour émettre une nouvelle idée et que ensuite on puisse faire la part des choses, mais c’est un travail qui se fait au quotidien.

Jennyfer Aizenman : Rue du Commerce a constaté quelques pertes en 2013

Albert Malaquin : Les pertes de 2013 étaient annoncées à mon arrivée et nous sommes, parce que nous sommes dans une période d’investissement assez fort, à la fois sur notre colonne vertébrale du système d’informations pour être, demain, être en capacité d’être beaucoup plus fluide et de pouvoir inter agir avec l’ensemble des autres objets connectés dans lesquels nos clients sont entourés tous les jours. C’est un travail d’investissement sur 2 ans, 2013-2014 pour un retour à l’équilibre 2015-2016

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