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Inside Showroomprivé

Avec 350 M€ de chiffre d’affaires en 2013, Showroomprivé est le numéro deux européen du déstockage en ligne.

Le site de ventes privées arrive à se démarquer malgré une forte concurrence dans ce secteur. Le site mise en grande priorité sur la mode féminine et plus récemment sur les mobiles dont les ventes exposent.

Lançé en 2006, Showroomprivé site emploie aujourd’hui 600 personnes et espère bien atteindre, prochainement le milliard d’euros de chiffre d’affaires.

Son co-fondateur, Thierry Petit répond à nos questions au fil des espaces  INSIDE ! @ShowroompriveFR

Jennyfer : Thierry PETIT : Bonjour.

Thierry PETIT : Bonjour Jennifer.

Jennifer : Showroom Privé c’est 350 millions de chiffre d’affaires, vous visez les 500 millions ?

Thierry PETIT : C’est l’étape d’après, l’étape logique  effectivement qui ferai de showroom Privé un des acteurs majeurs du commerce en ligne (0.38 inaudible). C’est un peu l’objectif qu’on s’est fixé à court terme, parce qu’on espère faire ça dès cette année d’ailleurs, donc c’est plus qu’un objectif, c’est une réalité je pense aujourd’hui.

Jennyfer : Aujourd’hui, vous employez combien de personnes ?

Thierry PETIT : 600 personnes réparties à peu près pour la moitié dans tout ce qui est supply  chain et logistique et 300 personnes ici dans les bureaux donc à tous les différents métiers du e-commerce, de l’achat jusqu’au service clients, mais on a aussi des ingénieurs on a des photographes, des coiffeurs, on a en fait tous les corps de métiers du e-commerce. On a des dépôts proche d’Orléans, dans le nord de Paris également, plus de 150 000 m² de surface, donc là, c’est 300 manutentionnaires qui préparent les commandes pour nos clients tous les jours, là par exemple, on a l’univers de la maison, de la décoration, l’univers du prêt à porter plus loin. On a, à peu près, 70 % de notre chiffre d’affaires réalisé sur le prêt à porter, mode, accessoires de mode, on ouvre tout un tas de verticaux mais toujours centré autour de la femme et de ces besoins, donc la femme achète pour elle bien sûr, elle achète pour sa maison, ses enfants, donc c’est que l’on essaye de reproduire ici, différents secteurs d’activités, et des spécialistes par métier.

80 % du personnel ici, est féminin, c’est historiquement quelque chose qui est assez commun finalement dans le e-commerce, on en parlait tout à l’heure, puisque on vend à priori des produits pour les femmes donc, il est quand même plus simple pour fille ou une femme de décrire un produit ou d’avoir une sensibilité produit.

Jennyfer : Vous êtes issu, entre guillemets, de la première génération qui a vraiment cartonné sur le net, en gros, vous êtes devenu riche à 26 ans.

Thierry PETIT : 27 ans, mais oui, j’ai eu la chance d’avoir participé à cette folle époque des années 2000, 99/2000 ou effectivement, j’avais créé le premier comparateur de prix de France qui s’appelait togo.com que j’avais cédé au groupe liberty surf en juin, juillet 2000 quand, Liberty Surf venait de s’introduire en bourse quand Europa web et Bernard Arnault étaient encore très investis dans l’internet, donc j’ai fait partie de cette belle aventure là, qui est une période qui a vu naître toute une génération d’entrepreneurs, parce que quand vous regardez, tout un tas d’entrepreneurs ou de décideurs dans le monde de l’internet dans l’éco système du numérique de nos jours, 80 % de ces acteurs là, viennent de cette génération là, c’est assez intéressant de voir ça.

Jennyfer : Finalement, vous auriez pu arrêter

Thierry PETIT : J’aurai pu arrêter, j’ai arrêté pendant plusieurs années, puisque j’ai fait un tour du monde, j’ai essayé de lancer un magazine, j’ai géré un magazine d’art contemporain, enfin j’ai touché à pleins d’expériences qui étaient plutôt intéressantes, que je voulais faire depuis tout petit, donc j’ai eu cette chance là, mais après j’avais plutôt une énergie d’entreprendre quand je suis revenu de voyages, envie de recréer une boite et effectivement c’est là que j’ai rencontré David Dayan, avec qui, on a tout de suite fuité, on était très complémentaire, on avait extrêmement envie de faire quelque chose ensemble et de créer une belle société

Jennyfer : A la base vous êtes ingénieur, donc ce n’est pas du tout votre domaine finalement ?

Thierry PETIT : Bah, oui et non, parce que finalement internet c’est quand un monde de technologie, pour comprendre les consommateurs, pour essayer de créer une entreprise lean avec des coûts réduits et une optimisation de flux de process. Je pense que mon expérience d’ingénieur me permet de comprendre toutes ces ficelles là, qui sont clés.

Alors là, on a est dans la cafétéria, dans l’espace détente des salariés, qui est relativement récente puisqu’on l’a ouvert, il y a, je pense, 3 mois maintenant. Donc c’est aussi pour répondre à un besoin, il fallait mettre un peu de chaleur dans ces locaux encore une fois. Il fallait habiller avec des couleurs, créer des espaces de détente où les salariés puissent, peuvent simplement partager autour d’un café ou d’une partie de babyfoot, parce que finalement si la société est plus grande, ça nous permet de garder un petit esprit start-up, ce qui est toujours intéressant dans l’énergie. Nous ce qu’on veut, c’est créer une boite déjà vite arrivée aux 500 millions d’euros de chiffre d’affaires, on pense qu’il y a un chemin pour aller jusqu’au milliard dans les 4, 5, 6 ans, pour aller vers ce chemin là, il va falloir effectivement, être très forts sur notre cœur de métier, la mode, la mode, la mode, un point extrêmement clé, puisque la mode c’est des marques réelles de trafic, c’est les marques les plus demandées sur internet et c’est les marques qui sont souvent le premier déclencheur d’achat pour notre cible la digital women, premier axe, deuxième axe il va falloir qu’on soit encore très fort sur le mobile, comme on l’a toujours été, donc on continue d’investir fortement, c’est près de 3 millions de téléchargements l’année dernière par exemple, encore une fois des métriques qui nous poussent à avoir beaucoup d’espoir sur ce terrain là et puis trois, un développement européen très fort, puisqu’on va accélérer cette année en investissements, en investissant beaucoup plus localement, à la fois sur le sourcing, l’ouverture de bureaux d’achats locaux et à la fois sur le marketing. Si on réussit bien c’est trois axes, si on continue de satisfaire nos consommateurs, si on continue à apporter de la valeur ajoutée à nos marques, je pense que le chemin sur le milliard sera ouvert et après…

Vidéo Bonus

Utilisation du terme « vente privée », contrats d’exclusivité avec des marques, Thierry Petit évoque la guerre avec vente-privée en 150 secondes !


Thierry Petit : la guerre avec vente-privée en… par digitalbusinessnews

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