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Paris compte plus de startups que Londres ou Berlin

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Paris compterait aujourd’hui 4 000 startups. Un chiffre qui monte à 12 000 lorsqu’on inclue les jeunes pousses situées en banlieue parisienne, soit plus que Londres ou Berlin, selon Jean-François Galloüin, professeur à l’Essec. La France est-elle ne nid idéale des jeunes entrepreneurs? Est-il plus simple de débuter une start-up dans l’hexagone? Le magazine Capital vient de faire le point.

«Dans la révolution digitale, la France s’est hissée dans le peloton de tête», affirme Xaviel Niel à Capital. Une pensée que partage Patrick Robin, ex-entrepreneur en série et fondateur d’Avolta Partners, qui ajoute «Jamais notre écosystème de l’innovation n’a été aussi favorable à l’émergence de champions».

Au Numa, par exemple, qui accélère les startups françaises, le nombre de postulants a quadruplé depuis 2013. Les investisseurs, eux, ont reçu 600 projets en 2014, 200 de plus que l’année précédente. Pourtant, seul un petit nombre atteindra une taille critique. Parmi ces derniers, on compte quand même BlaBlaCar, Criteo, Neolane, ou encore Sigfox. «Il faut frapper vite et fort, remarque Nicolas Celier, d’Alven Capital. C’est la seule solution pour faire main basse sur un nouveau marché.»

Mais comment expliquer cet engouement pour la création de startups ? D’abord, les mentalités ont évolué, explique Capital, et notamment chez les jeunes diplômés. «Une carrière dans un grand groupe ne les fait plus rêver, ils veulent tous lancer leur boîte», explique Marc Fournier, professeur à l’ESCP. «La jeune génération veut avant tout changer le monde, bousculer les usages, casser les rentes des acteurs historiques», analyse Oussama Ammar, associé de l’incubateur The Family.

Ensuite, l’entrepreneuriat est devenu plus accessible et mieux financé, notamment par la démocratisation de la technologie. «les coûts ont été divisés par dix en cinq ans», souligne Nicolas Bellego, à Paris Incubateurs.

Une vague sur laquelle surfe Bercy. Autour du label FrenchTech, Emmanuel Macron et sa secrétaire d’Etat au numérique, Axelle Lemaire, ont par exemple rassemblé 120 entreprises sous un même pavillon arborant un coq rouge géant, lors du dernier salon CES de las Vegas. Depuis, les pays étrangers ont tous les yeux rivés sur la France et sa FrenchTech, et il ne se passe pas une semaine sans qu’un magazine étranger ne vienne se pencher sur le nouveau «french paradox».

Retrouvez l’article de Capital.